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Le risque principal est une injection du sang périphérique, froid, vers l'intérieur du corps, qui provoquerait un abaissement supplémentaire de la température centrale. Ceci peut survenir si l'on fait faire des mouvements à la victime, si on la bouge sans précaution, ou si on tente de la réchauffer de manière active (frottement, contact avec un objet chaud) : cela active la circulation au niveau de la peau.
La lutte contre l'hypothermie se fait donc essentiellement par un réchauffement passif : la victime est mise dans une ambiance chaude et se réchauffe toute seule. En effet, si l'on apporte activement de la chaleur par l'extérieur, cela provoque des réactions néfastes :
* injection du sang périphérique, encore froid, vers la partie centrale du corps, et donc un refroidissement de la température centrale ; * comme la peau est froide, le transfert de chaleur est plus important et peut provoquer des brûlures, et ce d'autant plus qu'en raison de l'anesthésie créée par le froid, la victime ne sent pas la douleur.
En extérieur, la victime est couverte en attendant l'arrivée des secours. Elle sera transférée avec prudence dans la cellule sanitaire chauffée du véhicule d'intervention. Si une personne a séjourné dans de l'eau froide, elle est déshabillée une fois en ambiance chaude (en ambiance froide, les vêtements, même mouillés, limitent les fuites de chaleur).
L'hypothermie, en ralentissant les réactions chimiques, ralentit également la dégradation des cellules en cas d'anoxie ; un arrêt cardio-ventilatoire a donc plus de chances d'être récupéré dans le cas d'une hypothermie grave, on ne déclare donc un échec des manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire qu'après une durée plus importante que dans le cas d'une victime normotherme. Il est toutefois difficile de distinguer une hypothermie grave d'un cadavre froid, sans espoir de réanimation.
Le réchauffement actif est effectué à l'hôpital, sous surveillance médicale, notamment :
* par perfusion d'un soluté chauffé, par exemple les poches de soluté sont chauffées modérément dans un four (étuve, micro-onde) puis mises dans une couverture chauffante ; * par un lavage d'estomac avec un soluté tiède ; * par une inhalation d' oxygène réchauffé.
Date de création : 07/12/2008 @ 17:01
Dernière modification : 07/12/2008 @ 17:01
Catégorie : L'hypothermie
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