Éclairs intra-nuageux et inter-nuageux La disposition des charges électriques dans l'orage, crée des différences de potentiel entre le sommet, le centre et la base de l'orage.
Lorsque le potentiel est suffisamment grand, l'air entre ces différents niveaux n'est plus assez isolant et un claquage se produit.
La foudre alors générée peut se produire entre les différentes parties du nuage ou entre des nuages voisins.
Comme ces couches sont plus près en général entre elles qu'elles ne le sont du sol, ce genre d'éclairs sera le premier à se produire.
À mesure que l'orage prend de l'extension verticale et que le potentiel augmente, la foudre nuage-sol prendra le dessus sans jamais être la seule. Le changement de proportion entre le type inter/intra-nuageux et nuage-sol est donc une indication du stade de développement du cumulonimbus.
Éclairs nuage-sol Il existe deux types de foudre nuage-sol :
soit positif (sommet du nuage vers le sol)
ou soit négatif (sol vers base du nuage).
Le type négatif est le plus fréquent mais un basculement de ce type vers le type positif est souvent indicatif de temps violent car le nuage est alors particulièrement développé. Le type positif se produit également souvent à l'avant du nuage proprement dit, car il part de l'enclume ce qui peut surprendre les gens qui se pensent à l'abri en voyant l'orage dans le lointain.
La foudre en boule
La foudre en boule, ou foudre globulaire, est un phénomène météorologique rare. Elle se présenterait sous la forme d'une sphère lumineuse d'une vingtaine de centimètres de diamètre qui apparaîtrait au cours d'un orage.
Les connaissances à son sujet sont assez fragmentaires.
La foudre en boule peut être produite selon la théorie chimique imaginée par les chercheurs néo-zélandais John Abrahamson et James Dinnis
Les premières petites foudres en boules auraient été créées par des scientifiques brésiliens de cette façon:
- Un arc électrique créé entre deux électrodes vaporise du silicium pur
- En se refroidissant, le nuage de silicium se contracte en une sphère plus compacte.
- Le silicium se combine à l'oxygène de l'air. Une réaction chimique dégage de l'énergie donnant une température estimée de 1700°C à ces boules de feu produites par les chercheurs brésiliens. Trois fois moins que la température de surface du Soleil ( selon le magazine Science et Vie Junior, no. 213, juin 2007). Les boules de foudre tournent généralement sur elles mêmes juste au dessus du sol puis disparaissent ou partent dans tous les sens