Définition fournie par l'UIMLA
Selon le Ministère de la Jeunesse et des Sports, les Accompagnateurs en Montagne en exercice sont environ 3500. Depuis 1978, ce sont plus de 9000 professionnels qui ont été diplômés.
En France, les Accompagnateurs en Montagne sont titulaires d'un brevet d'Etat d'Alpinisme, Accompagnateur en Moyenne Montagne.
La formule "Accompagnateur en Montagne" a été déposée par le SNAM en 1989.
Diplôme, à ce jour, de niveau IV (baccalauréat), les Accompagnateurs en Montagne sont des éducateurs sportifs et des enseignants.
La France est le pays où la profession d'Accompagnateur en Montagne a été le plus anciennement codifiée.
Dans les années 60, l'attrait pour la
montagne et la
randonnée est incontestable.
Ici et là, des gardiens de refuge, des religieux, des travailleurs sociaux, des hébergeurs, des agriculteurs et des éleveurs accueillent ce nouveau public présent en montagne estivale et qui ne pratique pas particulièrement l'alpinisme.
A cette nouvelle demande touristique, sportive et culturelle, la réponse s'effectue à l'interne d'une profession naissante qui s'organise dès le début des années 70 avec l'Union Nationale des Accompagnateurs en Montagne.
L'UNAM et d'autres associations indépendantes organisent les premières formations professionnelles, plus ou moins en lien avec l'administration de la Jeunesse et des Sports mais toujours avec des guides de haute montagne.
En 1974, l'UNAM est présidée par Jacques CADIER qui entretient d'excellentes relations avec Paul KELLER, président du
Syndicat National des Guides de Montagne à cette époque.
Jacques CADIER et Paul KELLER obtiendront en quelques années une avancée non négligeable : la prise en compte par l'administration de la Jeunesse et des Sports de la nécessité de mettre en place un diplôme d'État dans la filière de l'alpinisme certifiant que son titulaire assure la sécurité de ses clients en montagne lors des activités de randonnée.
Le décret instituant la profession, proposé par Pierre MAZEAUD, Ministre de la Jeunesse et des Sports est publié en 1976.
Le premier examen probatoire sera organisé en 1978 et des autorisations d'exercice seront délivrées pour les professionnels qui exerçaient précédemment dans le cadre de l'UNAM.
L'organisation de la profession y est plus ancienne que son officialisation par le gouvernement. La première organisation, de mode associatif est l'Union Nationale des Accompagnateurs en Montagne, fondée au début des années 70. En 1979, l'UNAM est remplacée par le
Syndicat National des Accompagnateurs en Montagne (SNAM)
Depuis 1979, le S.N.A.M. est l'organisation professionnelle la plus représentative et, à ce titre, est l'interlocuteur officiel des pouvoirs publics nationaux, régionaux, départementaux et locaux.
Le S.N.A.M. est un syndicat professionnel (Loi française de 1884) dont le siège est aujourd'hui fixé à Chambéry (Savoie).
Dirigé par un bureau exécutif de 10 membres et administré par un comité directeur de 40 membres, le SNAM a pour missions la représentation et la défense de la profession, son évolution règlementaire, son cadre d'exercice.
Le SNAM est également organisé au niveau territorial en 22 sections départementales ou de massif, chacune dirigée par un bureau exécutif et administrée par un comité directeur.
Aux côtés du SNAM, deux autres associations complètent le dispositif :
L'
Association Nationale des Accompagnateurs en Montagne (AEM), fondée en 1987 a en charge la communication externe, la promotion, les relations presse, les partenariats avec les entreprises, l'organisation d'actions et d'évènementiels.
Le
Centre de Formation des Accompagnateurs en Montagne (CFAM), fondé en 1997 a en charge la formation continue volontaire des professionnels de la montagne (Accompagnateurs en Montagne, Guides de Haute Montagne, Moniteurs de Ski, Pisteurs-Secouristes) et la mission de service public du recyclage obligatoire des professionnels.
Cette mission confiée en 2003 au CFAM s'effectue dans le cadre d'une tutelle de l'Ecole Nationale de Ski et d'Alpinisme.